Peut-on se faire baptiser si on vit en concubinage ? Nous sommes tous deux baptisés du Saint-Esprit.
Posez-vous les bonnes questions.
Qu’est-ce que le baptême du Saint-Esprit ? Qu’est-ce qu’il n’est pas ?
Le baptême du Saint-Esprit est toujours une grâce de Dieu faite à un cœur qui aspire à vivre une vie pleine avec Dieu. Le Saint-Esprit en nous produit la conviction de péché, de repentance, parce qu’il met à la lumière ce qui n’est pas compatible avec sa présence en nous. Si vous êtes baptisés du Saint-Esprit, vous êtes donc équipés pour faire l’œuvre de Dieu. Actes 1, 8 : « Vous recevrez une puissance lorsque le Saint-Esprit viendra sur vous, et vous serez mes témoins… »
Mais, le baptême du Saint-Esprit ne correspond pas à un mérite de votre part, il n’est pas une garantie de salut ni la preuve d’une vie forcément conforme à l’obéissance à Christ. Quand le Saint-Esprit se répand sur nous, la Parole de Dieu devient vivante en nous. Le Saint-Esprit, vous a-t-il ou non interpellé par rapport à votre concubinage ?
Parlons à présent de votre aspiration au baptême d’eau qui, lui, est un acte d’obéissance. Il exige de vous un changement radical de vie.
Le baptême d’eau n’est ni plus ni moins « l’engagement d’une bonne conscience envers Dieu » 1 PI 3, 21. Par le baptême, vous scellez officiellement et définitivement votre engagement avec Jésus, engagement que vous avez certainement déjà pris dans votre cœur. Vous décidez de vivre en nouveauté de vie. Rom. 6, 11 : « Vous aussi, considérez-vous comme morts pour le péché et comme vivants pour Dieu… » Vous devenez enfant de Dieu et frère et sœur de ceux qui appartiennent à Christ, notamment des membres de la communauté à laquelle vous appartenez. Vous acceptez de vivre dans l’obéissance aux commandements de Dieu. Vous sentez-vous prêts pour un tel engagement, au risque de devoir changer vos conceptions de vie ?
Posez-vous, à présent, les bonnes questions en ce qui concerne le mariage. Le mariage, selon la Parole de Dieu, ne se résume pas à une cérémonie, ni à un acte officiel. Dans Genèse 2, 22 à 25, Dieu a institué le mariage. Il s’agit d’une union très étroite, « ils ne feront qu’un », d’un engagement très fort, « l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme ». La nature de la cérémonie du mariage dépend des coutumes locales et d’époques. Elle ne fait que consacrer ou officialiser un acte déjà réalisé dans le secret des cœurs, mais qui doit être réel. Il est vrai que, de nos jours, la coutume d’une cérémonie du mariage, voire d’un engagement civil se perd. Cependant, interrogez-vous sur les raisons qui vous empêcheraient éventuellement d’officialiser votre union, de la concrétiser devant les hommes et devant Dieu ? Serait-ce le souci de garder un semblant de liberté, la peur de vous lier à vie, ou encore un désir de non-conformisme ? A moins que ce ne soient des raisons plus graves, à savoir une ou des situations familiales antérieures non réglées ? Quoiqu’il en soit, en toutes circonstances, agissez avec conviction et en pesant bien la gravité du mariage qui est un acte sérieux, un engagement réel. Sans oublier que le baptême est un engagement tout aussi réel et sérieux, dont il s’agit de mesurer la portée. Votre concubinage a-t-il la valeur d’un mariage aux yeux de Dieu, conformément à sa Parole ? Sinon, il est réellement un frein pour votre baptême d’eau !
Examinez bien votre situation à la lumière de la Parole de Dieu et soumettez toutes ces questions au Saint-Esprit qui ne demande qu’à vous révéler vos mobiles profonds. Si vous êtes sincères et droits dans votre cœur, si vous avez la volonté de lui obéir, il vous éclairera et vous guidera. Parlez-en ensuite avec les dirigeants de votre église et ensemble, vous pourrez décider si vous êtes prêts à vous engager dans les eaux du baptême.





